Rachel Lumsden à la Fondation Fernet-Branca

Fondation Fernet-Branca19/03/2017 - 14/05/2017

Rachel Lumsden (née en 1968 à Newcastle-Upon-Tyne / Royaume-Uni) a fait ses études à la Nottingham Trent University et passé son Master à la Royal Academy à Londres. Depuis 2002 l’artiste, ayant acquis entre-temps la nationalité suisse, vit et travaille à St-Gall, Arbon et également à Londres. Elle enseigne au département Art et Design à la Haute École de Lucerne.

Elle a participé à de nombreuses expositions en Europe et a reçu plusieurs prix et distinctions, dont la bourse de la fondation Pollock-Krasner (2001), le prix d'art de la Ville de St-Gall (2005 et 2009), le prix international du Vorarlberg (2011), le prix d’art du Canton de St-Gall (2014) et la bourse du Canton de Thurgovie.

Ses œuvres se trouvent dans de nombreuses collections publiques et privées dont la collection du Canton de Thurgovie, du Crédit Suisse, de l’U.B.S., de la VP Bank, du Canton de St-Gall, de la Ville de St-Gall.


"A l’aube du XXe siècle, l’écrivain et psychiatre néerlandais Frederik van Eeden s’emploie à consigner des centaines de rêves lucides qui ont jalonné ses nuits. Dans le roman qui suivra, The Bride of Dreams (1913), il écrit : « Celui qui rêve est plus éveillé que celui qui dort ». Et de conclure : « La solution du secret de nos vies réside dans nos rêves[1]. » Les peintures de Rachel Lumsden semblent directement liées au pouvoir des rêves et à leurs promesses intangibles. Avec leurs figures fantomatiques, leurs spectres de couleurs d’une grande richesse, leurs motifs turbulents et leurs intérieurs claustrophobes, ses peintures influent sur l’esprit avec une intensité semblable aux rêves inoubliables, offrant tout un réseau de connexions émotionnelles, dont la signification générale reste néanmoins cruellement inaccessible. Chacune de ces œuvres emplit notre champ de vision et submerge nos sens en nous transportant ailleurs, en des lieux qui possèdent leur propre logique interne, des lieux qui paraissent étrangement plausibles, bien qu’ils incluent souvent des éléments fantastiques.
(…)
En fin de compte, c’est la matière (peinture) qui guide Rachel Lumsden – qu’il s’agisse de cette surface orange lumineuse comme un sorbet dans End of a Short Day (2015), ou de l’audacieuse atmosphère boréale dans The Return of the Huntress. Econome et sèche dans Think Tank (2015), la matière se fait rugueuse et nerveuse dans Leap Minute, ou ardente et spectrale dans Red Room. Entre les mains de l’artiste, elle saisit le spectateur à la gorge, ses myriades de couleurs imprégnant notre esprit et se connectant directement à notre cœur. Ce ne sont pas là des œuvres que l’on peut regarder de loin ou en reproduction. Il faut les expérimenter physiquement, les ressentir – et les rêver."

Charlotte Mullins

Extrait du texte du catalogue (Rachel Lumsden "Return of the Huntress") publié à l'occasion des expositions à la Fondation Fernet-Branca, au Centre d'Art PasquArt à Bienne (Suisse), et le Kunst (Zeug) Haus à Rapperswil (Suisse).


L’exposition Rachel Lumsden, est une coproduction avec le Centre d’Art PasquArt, Bienne, Suisse, et le Kunst(Zeug) Haus à Rapperswil, Suisse.

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