Nina Childress

Nina Childress

Franco-Américaine, née en 1961

La peinture de Nina Childress a à voir avec la persistance des images. Les images, l’artiste les trouve et les sélectionne, en les peignant elle leur donne une durée, une épaisseur, quelque chose de l’ordre du bégaiement, comme s’il y avait un raté dans le défilé de la vie qui imposait à l’image de rester plus que son laps de temps.

Nina Childress a une tendresse pour ses sujets ; ceux-ci ne font, le plus souvent, référence à rien en particulier, mais quand c’est le cas, alors cela devient une revendication du tableau, une revendication entêtante, sentimentale et fréquemment agaçante en ce qu’elle ne donne guère de prise à la nostalgie. Une aventure picturale traversée par une fascination pour le mauvais goût, mais qui ne renonce jamais à la séduction.

La peinture de l’artiste est conçue de telle manière qu’elle s’applique à ne pas flatter, à ne pas choquer, à ne pas rester neutre, à ne pas chouchouter, à ne pas dialoguer avec son environnement, mais à irriter avec un je-ne-sais-quoi dont on ne parvient jamais trop à déterminer l’origine. Peut-être est-ce dû aux couleurs parfois fluorescentes qu’utilise l’artiste, les rouges et les jaunes crissent avec les verts et les violets, les bleus pâles dans le brun ; peut-être est-ce dû aux échos que l’artiste introduit dans son œuvre, imageries d’une démocratisation de la culture biaisée par la publicité, les sourires des Poulbots et les figures clownesques de Bernard Buffet ; peut-être, enfin, est-ce tout simplement cette aisance qu’a Nina Childress à focaliser l’attention entre les habitudes du regard.

Cette dernière hypothèse évoque la forme d’une lézarde que l’œil du peintre agrandit en s’y introduisant. Ce faisant, la lézarde se prolonge et se ramifie au hasard des imperfections du mur. L’air y circule, l’innocence et les souvenirs aussi. Plus l’artiste la fouille, plus elle devient vaste et riche de surprises : plus la peinture elle-même devient le sujet de son travail.

Œuvres

1060 – Triangle/joues rouges
1060 – Triangle/joues rouges
2020, huile, acrylique phosphorescente, cheveux sur toile, 200 ✕ 270 cm
1057 – Phospho, barrière
1057 – Phospho, barrière
2020, huile phosphorescente et peinture aérosol sur toile , 51 ✕ 70,6 cm
1042-Bad genoux serrés
1042-Bad genoux serrés
2020, Acrylique phosphorescente et huile sur toile , 190 ✕ 140 cm
1041-Genoux serrés
1041-Genoux serrés
2020, Acrylique phosphorescente et huile sur toile, 190 ✕ 140 cm
1032 – Bad brésiliens
1032 – Bad brésiliens
2019, Huile sur toile, 50 ✕ 65 cm
1031 – Brésiliens
1031 – Brésiliens
2019, Huile sur toile, 50 ✕ 65 cm
1005 – Cher, cactus
1005 – Cher, cactus
2019, huile et peinture phosphorescente sur toile , 46 ✕ 38 cm
989 – Duo
989 – Duo
2018, huile sur toile, 38 ✕ 61 cm
996 – Karen nounours
996 – Karen nounours
2018, huile et poils sur toile, 114 ✕ 195 cm
962 – Bad rideau bleu
962 – Bad rideau bleu
2017, huile sur toile , 73 ✕ 50 cm
585-Long hair piece
585-Long hair piece
1998, huile et acrylique sur toile, 120 ✕ 240 cm
977-Petit bras cassé
977-Petit bras cassé
2017, huile et pansement sur toile , 46 ✕ 38 cm
Sans titre (I could just Di!)
Sans titre (I could just Di!)
1995, acrylique sur toile, 100 ✕ 65 cm
657 – Blurriness (house 1)
657 – Blurriness (house 1)
2000, huile sur toile, 50 ✕ 150 cm
Expositions

PHOSPHORESCENTE, galerie Bernard Jordan, 2021

LOBODY NOVES ME, Fondation d'entreprise Pernod Ricard, 2020

GENOUX SERRÉS, Artothèque de Caen, 2020

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