Christophe Cuzin

Christophe Cuzin

Français, né en 1956

Christophe Cuzin est un arpenteur d’espace, un artiste de la présence et de la discrétion. La discrétion car l’artiste à l’élégance de ne pas ajouter d’objet à la masse des objets que nous produisons et qui nous encombrent depuis la nuit des temps. La présence, en ce que toute son œuvre est affaire de relever ce que tout le monde voit mais que personne ne regarde ; non pas les petits détails du quotidien, les bibelots et les gens, mais les lieux où ils existent. 

L’espace, l’architecture, les surfaces du sol au plafond, en passant par l’extérieur, le toit, la porte d’entrée, les fenêtres et la lumière du soleil qu’elles laissent passer, leurs reflets sur les dallages, le parallélisme des marches d’escalier, les murs, toutes les formes de murs, pauvres gruyères, octogonaux à vu d’œil, qui se révèlent toujours plus subtils que prévu… Christophe Cuzin les voit et les regarde.

Il travail par protocoles in situ, à chaque fois renouvelés. Le point de départ est toujours extrêmement ténu : il y a un lieu, une forme donnée. À partir de là il s’applique à créer une caisse de résonance visuelle dont les possibilités de déploiement épousent la nature de l’architecture. Il ne la modifie pas. Tout au plus, parfois, ses interventions répètent l’architecture, comme pour créer un écho, une projection de celle-ci dans l’appréhension de l’observateur.

Pour Christophe Cuzin la subjectivité n’est jamais inamovible. La couleur qui est son outil autant que sa marge de liberté, est une affaire de mémoire, un peu sentimentale et romantique. Elle fait signe à celui qui observe, mais jamais totalement de la même manière d’une personne à l’autre. C’est pour cela que l’artiste les choisit franches et sans modulation, afin qu’elles interpellent et se donnent pleinement à celui qui les découvre. 

Par ce sursaut coloré, l’œuvre donne le sentiment que l’on vient de trébucher sur quelque chose. Et cette chose n’est rien d’autre que l’espace lui-même, l’espace qui trouve sa plénitude.

Œuvres

Contour 1
Contour 1
2014, Tirage numérique sur Dibon 12 exemplaires , 50 x 70 cm
Déformation 2
Déformation 2
2014, Tirage numérique sur Dibon 12 exemplaires , 50 x 70 cm
Vue de l’exposition « Photoshop » 2 Galerie Bernard Jordan Paris 2014
Vue de l’exposition « Photoshop » 2 Galerie Bernard Jordan Paris 2014
2014
Vue de l’exposition « Photoshop » Galerie Bernard Jordan Paris 2014
Vue de l’exposition « Photoshop » Galerie Bernard Jordan Paris 2014
2014
Vue de l’exposition « Photoshop » Galerie Bernard Jordan Paris 2014
Vue de l’exposition « Photoshop » Galerie Bernard Jordan Paris 2014
2014
Décalage, Centre d’Art Contemporain, Annemasse
Décalage, Centre d’Art Contemporain, Annemasse
2003, PEINDRE UNE FACADE ET UNE VERRIÈRE EN FAISANT PIVOTER LA PEINTURE DE SON SUPPORT D’UN ANGLE DE 14°
Bien Peint Mal Peint – Galerie Bernard Jordan Paris
Bien Peint Mal Peint – Galerie Bernard Jordan Paris
2001, PEINDRE CHAQUE MUR D’UNE SALLE D’UNE COULEUR DIFFÉRENTE ET FAIRE PAREIL POUR LA SECONDE AVEC UNE PEINTURE TROP LIQUIDE ET UN ROULEAU USÉ
26 rue du Louvre, Paris
26 rue du Louvre, Paris
2002, ENTOURER CHAQUE PLAN VERTICAL D’UN TRAIT DE COULEUR DIFFÉRENTE
Kunstmuseum Kloster unser llieben Frauen, Magdebourg

Kunstmuseum Kloster unser llieben Frauen, Magdebourg

2006, PEINDRE CHAQUE MUR D’UNE COULEUR DIFFÉRENTE EN FAISANT PIVOTER CHAQUE FOIS LA PEINTURE D’UN ANGLE DIFFÉRENT

Revue de presse